Thursday, 27 June 2019
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10 astuces pour faire des economies en Israel

דרכים לחסוך כסף בישראל

Cette information fut rendue possible grâce au don généreux d'un bienfaiteur anonyme.Cette information fut rendue possible grâce au don généreux d'un bienfaiteur anonyme.

 shekels

Vous connaissez sans doute cette vieille plaisanterie.

Q. Comment faire fortune en Israël ?

A. Apportez-en une grosse avec vous.

 

L’argent est sans doute l’une des préoccupations les plus importantes de votre aliyah. Nombreux sont les nouveaux immigrants en Israël qui peinent à s’adapter financièrement à l’économie très différente de ce pays. Nous voulons conserver notre train de vie mais notre capital peut souvent se retrouver fortement diminué par des circonstances imprévues ; peut-être venez-vous de vous installer à votre compte, vous n’avez pas réussi à trouver de travail, ou vous avez été contraint de prendre un emploi moins bien rémunéré. Vous ne comprenez pas encore les différents plans d’épargne, les options d’investissement et les lois bancaires.

Alon Gal est le présentateur bien connu du programme de télévision très populaire de la deuxième chaîne d’Israël – Mishpacha Horeguet (Familles en progrès). Il conseille des familles qui ont perdu pied financièrement. C’est un coach des affaires très réputé, propriétaire et chef exécutif de « TUT Tikshoret ».

Alon Gal partage ici 10 de ses meilleurs conseils avec Anglo-list.

1. L’emprunt logement

Quand la plupart des familles en Israël achètent un appartement, elles souscrivent un prêt immobilier important. Dans beaucoup de cas, c’est une mauvaise décision économique. On se retrouve avec de très fortes traites mensuelles, créant ainsi une dette énorme. On doit alors faire face à l’accumulation des dettes que ce lourd emprunt peut générer et les problèmes qui en résultent. Notre qualité de vie s’en retrouve affectée. Il faut faire abstraction de l’aspect émotionnel d’acheter la maison de vos rêves. Un emprunt immobilier est un prêt, une question purement économique, et vous devez la considérer uniquement en ces termes. Continuez à louer votre appartement plus modeste pendant encore quelques années, faites avec ce que vous avez, économisez jusqu’à ce que vous soyez en mesure d’acheter un appartement plus cher et vous permettre un emprunt plus conséquent.

Solution : la totalité de vos emprunts logement, emprunts immobiliers et autres dettes à court et long termes ne doivent pas excéder 25% de votre revenu net total.

2. Anticiper l’avenir

Nous savons qu’il y a des dépenses diverses auxquelles il nous faudra faire face un jour ; bnei mitzvot de nos enfants, leurs études etc. Et pourtant, la plupart des familles se laissent surprendre par l’arrivée de ces dépenses. Il n’y a pas de surprise. Il s’agit, tout simplement, d’un manque de préparation de votre part. Vous allez donc peut-être devoir casser votre plan d’épargne ou prendre une hypothèque sur ce compte dans des conditions défavorables.

Solution : faites une estimation de toutes les grosses dépenses susceptibles d’arriver dans un avenir proche et lointain, planifiez pour ces dépenses et commencez à économiser pour elles chaque mois.

3. Communiquer

Bon nombre de familles que je rencontre ne communiquent pas bien. Un mari qui ne sait peut-être pas ce que sa femme dépense et elle qui n’a aucune idée du montant de la dette du ménage ou des prêts que son mari peut avoir. Très souvent, ils ne partagent pas non plus la responsabilité des enfants. Ils vivent dans des mondes déconnectés. Ils ont du mal à se responsabiliser au sein du mariage. Le résultat – ils ne s’aident pas et ne planifient pas à l’avance.

Solution : Tenez une réunion de famille mensuelle avec tous les membres de la famille et, au moins une fois ou deux fois par semaine, le mari et la femme doivent s’assoir ensemble pour faire le point et planifier leur vie.

4. Comptes épargne à court terme

Parce que la plupart des gens n’apprennent jamais, et encore moins deviennent experts dans le domaine des investissements, celui-ci est souvent négligé. Tout au long de ma carrière, j’ai rencontré des centaines de familles qui ont plusieurs centaines de milliers de shekels sur des comptes de dépôt à court terme. Le taux d’intérêt sur ces comptes est virtuellement zéro. Il existe de nombreuses possibilités d’investissement très solides et il est bon de les connaitre. Les bons du Trésor, les bons du gouvernement et autres plans, offerts par les banques, paient plus d’intérêts. Peu de gens savent que, en cas de faillite de la banque, les comptes de dépôt à court terme ne sont pas garantis. Avec ces dépôts à court terme, vous prêtez de l’argent à la banque et, en échange, la banque vous paie un faible taux d’intérêt. Les bons du Trésor ou bons du gouvernement, en revanche, ne sont garantis par la banque – la banque les garde pour vous. Dans l’éventualité d’une faillite de la banque, votre investissement est en sécurité et vous ne perdez pas votre argent.

Solution : Évitez les comptes de dépôt à court terme et prenez avantage des investissements plus sécurisés.

5. Les retraites

De même, la plupart des gens qui ne comprennent pas leurs investissements, ne comprennent pas non plus leurs systèmes de retraite. Même si vous contribuez à une caisse de retraite par votre emploi, la structure des salaires fait qu’un employé ne contribue pas forcément à la caisse de retraite. Soudain, au moment de prendre votre retraite, vous vous retrouvez avec 50% ou 60% de ce que vous pensiez avoir et parfois même moins. Le montant de la retraite vieillesse de la caisse d’assurance nationale (Bituach Leumi) est ridiculement bas. Nous attendons tous le moment de pouvoir bénéficier de notre retraite mais souvent, c’est une période qui peut s’avérer traumatisante sur le plan financier. Si vous n’avez pas contribué au fil des années, et certainement si vous n’avez pas contribué à une caisse de retraite de votre entreprise, cela devient un sérieux problème. Nous devons évaluer et gérer notre retraite sur une base annuelle.

Solution : évaluez vos besoins et commencez à mettre de l’argent de côté de façon à ce que vous ayez un revenu raisonnable à la retraite.

6. Revenus non protégés et invalidité

Peu de gens en mesurent l’importance. Dieu vous en préserve, demain vous vous retrouvez dans l’incapacité de travailler. Nous pensons être complètements couverts par la caisse d’assurance nationale (Bituach Leumi). Cela n’est pas tout à fait vrai. Tout d’abord, les montants versés par Bituach Leumi sont très faibles et, pour les avoir, il vous faut passer par une procédure longue et fastidieuse afin de prouver votre incapacité aux diverses autorités en charge. Il peut être difficile à admettre que, sans la protection adéquate de votre plan de retraite, vous pourriez avoir du mal à mettre de la nourriture sur la table.

Solution : Vérifiez la couverture exacte dont vous bénéficiez de votre emploi et de votre retraite. Compensez en investissant dans une assurance ou autre retraite complémentaire afin de vous garantir un revenu raisonnable.

7. Achats impulsifs

La plupart d’entre nous faisons des achats sous le coup de l’émotion. Par exemple, nous allons à l’étranger, dépensons trop au duty-free, nous achetons un écran plasma 127cm et nous laissons aller à des achats impulsifs dans les boutiques. Souvent, quand nous avons passé une mauvaise journée, nous compensons en faisant des achats superflus, sans importance, qui ne servent à rien. Ce type de consommation nous coûte cher. Soudain, nous sommes endettés et à découvert. Nous sommes contraints de faire des emprunts à court terme et à des taux très élevés afin de pouvoir tout rembourser. Pour satisfaire un frisson éphémère et une consommation inutile, nos finances peuvent s’en retrouver anéanties.

Solution : Planifiez vos achats, évaluez vos besoins et insérez-les dans votre budget en début d’année. Vous pouvez alors allouer une partie de votre budget aux achats superflus.

8. L’argent de poche

Étonnamment, les études montrent que peu de familles donnent de l’argent de poche régulièrement à leurs enfants. Au lieu de cela, les enfants viennent demander de l’argent à leurs parents en permanence. C’est une erreur. Les enfants n’apprennent pas à gérer leurs dépenses et ne savent pas comment les organiser par ordre de priorité. Du point de vue des parents, cette situation peut vite dégénérer. Les 50 shekels ici et 30 shekels là peuvent se transformer en plusieurs centaines de shekels par mois. La plupart du temps, nous n’avions aucunement l’intention de dépenser cette somme d’argent.

Solution : Organisez leur argent de poche. Avec eux, aidez-les à évaluer leurs besoins et l’argent de poche nécessaire pour satisfaire à ces besoins.

9. Offres spéciales

Les grandes enseignes commercialisent leur marchandise, en particulier les biens de consommation, avec des offres spéciales alléchantes : pour l’achat de 4, 1 gratuit, deux pour le prix d’un et autres formules de ce type. Au final, les familles se retrouvent avec des articles dont ils n’ont pas besoin et devront peut-être jeter. Ce sont là des achats inutiles qui empiètent sur votre budget. Chaque chef d’entreprise sait qu’il ne doit pas acheter trop de stock et risquer de se retrouver avec des biens inutiles qui réduisent son budget. Il en va de même pour le budget des ménages – gérez votre inventaire et faites vos provisions avec raison.

Solution : N’achetez que ce dont vous avez besoin. Ne vous laissez pas tenter, pour une petite réduction, de dépenser plus qu’il ne vous faut ou que vous ne devriez.

10. L’erreur classique

Nous avons déjà parlé de la retraite, de la capacité au travail, des dettes à moyen et long termes, de la consommation et autres questions. Mais encore, la plupart des gens ne savent pas combien ils dépensent chaque mois et ne peuvent pas rendre compte de leurs dépenses. Si tel est le cas, vous perdez le contrôle de votre vie. Il vous faut d’abord comprendre votre budget. Votre budget est le montant total de vos revenus nets. Planifiez vos dépenses.

Solution : Tout comme une entreprise doit justifier chacun de ses achats, une famille doit en faire autant. Seulement après avoir fait un inventaire complet de nos dépenses sommes-nous alors à même de gérer et contrôler notre budget.

 

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