Thursday, 27 June 2019
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Sheruts et Taxis en Israël

Les transports publics en Israël

Hebreu: תחבורה ציבורית בישראל


 

Le service sherut

 

De nombreuses compagnies de taxis opèrent des sheruts (sha-root) – un taxi commun avec 10 passagers. Ils constituent un moyen pratique et rapide de se déplacer. Dans la plupart des villes, ils circulent sur les itinéraires les plus empruntés. Le sherut ne quitte son point de départ que lorsqu’il est plein. Contrairement aux bus, les sheruts s’arrêtent là où vous le souhaitez sur un itinéraire spécifique. Vous pouvez héler un sherut aux arrêts de bus qui longent ces itinéraires ou à leur proximité.

Il y a un tarif standard pour le sherut. À l’heure actuelle (2015), le tarif est de 6 shekels. Le prix d’une course est généralement environ 10 pour cent moins cher que le bus.

Un service spécial sherut est disponible à l’aéroport Ben Gourion. Le sherut viendra vous chercher chez vous avec vos bagages, à une heure précise. La station de sherut à l’aéroport Ben Gourion vous conduira pratiquement n’importe où en Israël. Là encore, le sherut ne partira que lorsqu’il a fait le plein de passagers. Cela peut prendre un certain temps. Il faut faire preuve de patience. Veuillez noter que les tarifs sont fixes et établis par le ministère des transports. Parfois, il se peut que le chauffeur de taxi vous demande si vous acceptez de partager la somme correspondant aux passagers manquants de façon à permettre au sherut de partir tout de suite. Cela peut vouloir dire une augmentation de 10 à 20 shekels sur le tarif normal mais cela en vaut souvent la peine.

Pour plus d’informations, recherchez sherut sur Google là où vous êtes pour aller à l’aéroport Ben Gourion

Les taxis privés à l’aéroport Ben Gourion (Natbag)

Il existe de nombreux services plus petits de taxis individuels privés qui offrent un service honnête et fiable vers et depuis Ben Gourion et qui desservent d’autres destinations. Ne les confondez pas avec le « taxi spécial » (voir explications ci-dessous), exercé par les grandes compagnies de taxis aux services importants dans tout le pays.

Le service de taxi – Un « spécial »

Israel taxi serviceSi le bus ou le sherut ne peuvent pas vous conduire à votre destination, il y a toujours l’option d’appeler l’une des grandes compagnies de taxis et de commander une voiture. Connu sous le nom de « spécial », il est possible de héler un taxi dans la rue ou d’en commander un en appelant une des compagnies de taxi. Pour le règlement de la course, il y a deux options : la première consiste à se mettre d’accord sur un tarif avant le début de la course. La seconde option consiste à payer au tarif du compteur. Comme souvent en Israël, il est possible de négocier le tarif d’une course en taxi jusqu’à un certain point et, généralement, on s’attend à ce que vous marchandiez.

Une conversation avec le chauffeur de taxi pourrait donner cela :

-       Le’an ata ro’tzeh – Où allez-vous ?

-       Ani ro’tzeh le’hagiya le rechov Herzl – Je veux aller rue Herzl.

-       Ka’ma ze oleh – Ça coûte combien ?

-       Shlo’shim ve’ha’mesh schach – 35 shekels – « schah » étant la forme abréviée de shekel hadash – le nouveau shekel israélien.

-       Ma ? Shlo’shim ve’ha’mesh shach ! Be’de’rech klal ani me’sha’lem rak 25 – Quoi ? Tout ça ? D’habitude je paie 25.

-       Be’seder, be’seder. Az 30 shach – Okay, okay, 30 shekels !

Quoi que vous fassiez, avant la négociation, ne laissez pas entendre que vous ne savez pas où vous êtes ni que vous êtes un nouveau venu. Le chauffeur utilisera cette information à son avantage pécunier.

Maintenant, il est possible que votre chauffeur de taxi soit un homme d’affaires malin. Une fois dans la voiture, il se peut qu’il vous dise :

-Ani ya’chol le asof et ha achyan sheli be’derech – Cela ne vous ennuie pas si je passe chercher mon « neveu » en chemin?

-Ani hiftachti le’asot to tovah, ve lakachat oto le kenyon, she be’derech. Je lui ai promis de lui rendre service et de le déposer au centre commercial qui est sur cette route.

Vous pouvez être certain qu’il n’y a pas de neveu et qu’il n’y a pas de service à rendre. Ce peut être le moyen pour le chauffeur de taxi d’avoir deux clients pour la même course. Bien sûr vous avez plus que le droit de refuser.

À l’arrivée à destination, il se peut qu’il vous dise aussi :

-Ani mekaveh she yaish lecha kesef katan – J’espère que vous avez la somme exacte.

-Ki ain li odef – Car je n’ai pas de monnaie.

Il se peut qu’il suggère de faire un détour au magasin le plus proche pour faire de la monnaie.

-Ani yachol le asot sivuv le makolet lakachat odef.

Ne vous laissez pas faire. Ce n’est pas votre problème, c’est à lui d’avoir de la monnaie. Proposez qu’il vous dépose à votre destination (chez vous, par exemple), sans le payer bien sûr. Attendez quelques minutes qu’il trouve sa monnaie. Voilà ce que vous diriez…

-Ta’atzor li leyad habayit sheli, ve ani echakeh lecha kamma dakot, ad she ata mavi li et ha’odef.

Attendez et voyez comme, miraculeusement, sa monnaie se matérialise !

Vous pouvez, néanmoins, tomber sur un chauffeur de taxi honnête qui vous demande franchement s’il peut prendre un autre client en route. Si le chauffeur ne veut pas vous faire une remise, vous devriez refuser.

Pour être honnête (sans vouloir faire de jeu de mots), les chauffeurs de taxi dans le monde entier sont réputés pour être des entourloupeurs.

 

Les tarifs des courses de taxi en Israël

La seconde option consiste à payer au compteur. Le tarif au compteur commence à 11.20 ILS (tarif minimum en juin 2010). Le compteur fonctionne en distance et en temps. Si vous vous êtes mis d’accord sur un prix, vous pouvez être sûr que le chauffeur conduira vite en essayant d’esquiver les feux et de dépasser le plus possible afin de pouvoir obtenir une autre course au plus vite. Attachez votre ceinture et priez que vous arriviez entier à destination ! Si vous avez opté pour le tarif au compteur, votre chauffeur prendra son temps, conduira prudemment, ralentira à chaque fois qu’il le faut et attendra patiemment derrière la benne à ordures.

Quel que soit le mode de paiement que vous avez choisi, vous êtes en droit de demander un reçu au conducteur, vous avez le droit de demander la climatisation, que les fenêtres soient ouvertes ou fermées et de changer la chaîne de radio de musique orientale pour écouter le dernier bulletin d’informations.

Loin de nous l’envie de vous décourager. Généralement parlant, les chauffeurs de taxi israéliens sont très serviables. Ils sont souvent très protecteurs des passagers adolescents qui voyagent sans leurs parents. Les chauffeurs peuvent faire une remise aux enfants qui n’ont pas tout à fait assez d’argent pour régler la course et s’assurer qu’ils arrivent bien chez eux tard quand il est tard dans la nuit.

Les taxis en Israël sont toujours propres et en bonne condition technique – ce qui contraste avec un taxi que nous avions pris dans le Sinaï il y a quelques années. Il faisait une chaleur torride ! Sept personnes et leurs bagages étaient empilés dans le véhicule. Nous demandâmes au chauffeur de mettre la climatisation en marche pour nous soulager un peu du soleil brûlant de la mi-journée en plein été. Le conducteur répondit en ouvrant la boîte à gants et nous dit : « Voilà la climatisation » et il nous tendit la manivelle pour ouvrir la fenêtre !

 

Cette information fut rendue possible grâce au don généreux d'un bienfaiteur anonyme.